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Lovecraft Country, A History of Violence, épisode 4

Le pulp et plus généralement la littérature fantastique a toujours eu un attrait pour l’exploration, les forêts vierges, les grottes, les cavernes, les labyrinthes, les autres planètes. De nombreuses aventures se déroulent dans des lieux inconnus, hostiles et merveilleux. Dans ce quatrième épisode de Lovecraft Country nous assistons à une chasse au trésor. Un mélange d’Indiana Jones et de Donjons & Dragons avec une pincée de Jules Verne et de Lovecraft.

Lovecraft Country, A History of Violence, Episode 4

Le côté sorcellerie prend de l’ampleur, les loges des Fils d’Adam s’affrontent pour retrouver les pages d’un livre sacré. Les liens entre les personnages se renforcent. Atticus se rapproche de son père Montrose, incarné par Michael K. Williams. Le rythme continue d’être soutenu, plein de détails. Les pièces du puzzle se mettent en place, avec Rihanna et Marylin Manson en bande son.

Lovecraft Country (écrit par Matt Ruff) n’est pas le premier livre que Misha Green adapte en série. En 2016 la réalisatrice avait mis en images le roman de Colson Whitehead, Underground Railroad (Albin Michel, 2017). Ce même Colson Whitehead dont le roman Nickel Boys plonge dans le Sud ségrégationniste des années 60, (Albin Michel/Terres d’Amérique, 2020). Comme pour le cinéma, les liens entre littérature et série n’ont de cesse de s’étendre.

La série avec sa construction en épisodes permet la même immersion que la littérature romanesque. Elle explore en profondeur les personnages et les tèmes, quand elle ne se contente pas de répéter ses effets. Lovecraft Country a choisi de profiter du temps long pour couvrir l’ensemble des décors et situations chers au pulp et à la littérature fantastique, tout en livrant une critique du racisme et de ses mécanismes.

Emeric Cloche