Cinéma

Schone Handen (Tjebbo Penning, 2015)

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Avec Schone Handen le réalisateur néerlandais Tjebbo Penning (connu par certains amateurs d’horreur et d’épouvante pour son court métrage The Bitch is back) signe son troisième long-métrage. Un film criminel adapté d’un roman de René Appel. Le film, qui compte pourtant Carl Joos connu pour Alabama Monroe comme scénariste, ne semble malheureusement pas avoir trouvé une grosse distribution en France où il est sorti au cinéma en 2016 sous le titre Clean Hands.

Schone Handen (Mains propres), c’est l’histoire d’une famille dont le père (Eddie) est vendeur de drogue. Et tout le monde fait comme si tout allait bien, parce que tout de même ça rapporte pas mal comme boulot. Tout semble à peu près cool et normal jusqu’à ce que… ça dérape. Rien de glamour et d’hollywoodien dans la description des bandits, ni dans les relations familiales. Pas d’effets de caméra trop appuyés, pas de blagues trop poussées, pas de héros non plus. On suit les trafics d’Eddy, la vie de sa femme Sylvia et des enfants. Le film amorce doucement une descente aux enfers pour terminer sur les chapeaux de roues. Entre temps Tjebbo Penning évite tout les poncifs du film de gangster ce qui est assez rafraîchissant (même si le mot ne correspond pas vraiment à l’ambiance).

Un film que l’on pourra rapprocher – non pour le style, mais pour la thématique – d’Animal Kingdown (2011) de David Michôd.